Un peu de moi – Et si on écoutait du… Låpsley

 

Afin que vous soyez immergé dans cet article autant que je l’étais lorsque je l’ai écrit, je vous conseille de mettre pause dans votre lecture, ouvrir une nouvelle fenêtre, chercher la chanson de Låpsey – Painter (entres autres…), et vous laissez porter…
Il y a des chansons comme ça, qui sonnent juste comme il faut, qui nous transporte avec presque rien, juste quelques notes, un bruit de fond, comme un battement, une respiration. Et une voix, différente des autres qui nous interpelle. Avec Låpsey, c’est complètement ça. Les chansons de Låpsey ont le don de me faire oublier qui je suis. Si je ne devais en choisir qu’une, ce serait « Painter ».
Il y d’abord ces premières notes, si je peux les appeler comme ça, un bruit de vague, qui m’interpelle, qui me fait arrêter ce que je suis en train de faire, ces quelques secondes qui font que plus rien autour n’existe. Je lève la tête, et m’apaise. Et plus il y a cette voix, et je ferme les yeux. Le temps s’arrête. J’aime ces chansons qui nous rappellent qu’il faut parfois s’arrêter dans cette folle course qu’est la vie pour l’apprécier à sa juste valeur.
Alors la respiration se colle à la musique, se ralenti, doucement. Les seuls instants ou le mot stress disparaît de ma vie, de mon cœur, les épaules se décontractent, et comme dans un rêve, on sent presque l’embrun nous frapper le visage. Le réveil laisse un sentiment de plénitude, et de bien-être. Il ne faut parfois pas grand-chose finalement pour être heureux.
Je ne sais pas pourquoi, mais cette chanson me fait penser à un passage d’un film que j’adore depuis toujours : Ma vie sans moi. Rien que le titre sonne tellement bien. Et je revois sans cesse le personnage principale, sous la pluie, l’ambiance, les couleurs, sa voix en off, qui rend cet instant magique. Quelques secondes de ce film qui veulent tout dire, ces mêmes quelques secondes qui me font aimer la pluie.
Låpsey ma vie sans moi
« Te voilà, les yeux fermé debout sous la pluie, jamais tu n’aurais imaginé faire une chose pareille. Tu ne t’ai jamais vu comme, je ne sais pas comment le décrire, comme ces gens qui aiment s’absorber dans la contemplation de la lune ou qui passent des heures a regarder les vagues ou le coucher du soleil ou… Je suppose que tu vois de quel genre de personnes je veux parler, peut être que non. Peu importe, d’un certaine façon, tu aimes te retrouver ainsi, à lutter contre le froid, à sentir l’eau s’insinuer peu à peu sous tes vêtements jusqu’à atteindre ta peau, et à sentir le sol s’amollir doucement sous tes pieds et l’odeur et le bruit de la pluie qui crépite sur les feuilles. Toutes les choses dont on parle dans les livres que tu n’as pas lus. C’est toi, comment aurai-je pu deviner. C’est bien toi. »
C’est comme si les chansons de Låpsey prenaient possession de mon corps, et que chaque cellule de celui-ci réagissait à la moindre note, au moindre rythme, au moindre souffle. C’est un peu comme si ses chansons me possédaient.

Laisser un commentaire